Flore de Madagascar: Île aux baobabs

La flore, avec les différentes espèces végétales qui la composent, est l’élément constitutif de base de tous les écosystèmes terrestres. D’une part, les végétations offent des services écosystémiques vitaux. D’autre part, les espèces de la flore sont utilisées par les populations locales et ont une importance en matière de service d’approvisionnement. Les éléments de la flore ont ainsi une valeur écologique, socio-économique et aussi culturelle.

La flore de Madagascar est une des flores les plus riches du monde. Elle compterait selon les estimations entre 13.000 et 14.000 espèces dont les 80% sont endémiques.

Les éléments remarquables de la Flore de Madagascar

  1. Les Baobabs

Sur les 8 espèces de Baobab existantes dans le monde, 7 espèces sont présentes à Madagascar dont 6 sont endémiques. Il s’agit de Adansonia grandidieri, A. rubrostipa, A. za, A. madagascariensis, A. perrieri et A. suarezensis. L’espèce A. digitata est bien représentée dans l’ouest de Madagascar et commune avec l’Afrique.

Avec sa silhouette si caractéristique, le baobab est une des richesses naturelles de Madagascar, répartie partout sur le pourtour de l’île. Il existe de par le monde huit espèces de baobabs dont six sont endémiques à Madagascar.

Parmi elles, les trois premières sont spécifiques aux régions littorales.

Les six espèces endémiques à Madagascar sont :

Les deux autres espèces sont :

Adansonia digitata, le baobab d’Afrique, c’est l’espèce la plus répandue et la mieux étudiée qui est présente dans 31 pays africains dans les régions les plus sèches du Sud Sahara jusqu’aux forêts à Madagascar. Il a probablement été introduit à Madagscar via les Comores mais ne s’est pas naturalisé.

Adansonia gregorii : cette espèce est confinée au nord-ouest de l’Australie.

Perierii et suarezensis sont actuellement menacées de disparition en raison de l’étroitesse de leur niche écologique qui est mise en péril par la déforestation incontrôlée et la pratique de la culture sur terre brulée (le tavy).

Tous les baobabs appartiennent à l’espèce Adansonia (dont le nom a été attribué par Bernard de Jussieu en l’honneur de Michel Adanson -1727-1806-, botaniste et explorateur français qui a le premier décrit l’Adansonia digitata, le baobab africain), et à la famille des malvacées.

Les baobabs malgaches sont cependant bien différents de leurs cousins du continent : depuis la séparation du super-continent préhistorique, le Gondwana, il y a quelques 160 millions d’années, l’île de Madagascar est restée isolée du continent africain.

L’absence de certains prédateurs a conduit les espèces à se différencier, en s’adaptant à des écosystèmes particuliers. Ce phénomène est accentué par l’existence de plateaux au centre de l’île, qui forment une barrière infranchissable entre la côte ouest et la côte est.

 

Découverte des Baobabs

Milliers des touristes viennent à Madagascar chaque année pour voir des Baobabs et pourquoi pas Vous ?

Nous pouvons organiser un petit tour ou un grand tour pour Vous juste pour toucher et voir tout près les Baobabs. Même si vous n’avez que 4 jours, nous pouvons aller voir ces espèces.

Si vous avez le temps, nous vous suggérons de faire une boucle en passant à Morombe, Andavadoaka pour voir des Baobabs en colonie, Baobab bouteille, Baobab de différente forme.

Baobab est une espèce sacrée pour la population locale

  1. Les Palmiers

Les Palmiers qui constituent un exemple concret de la diversité et de la singularité de la flore malgache, ont fait l’objet d’une analyse par Govaerts et al. (2014). Sur les 202 espèces autochtones recensées actuellement, 3 seulement ne sont pas endémiques de l’Ile, soit un taux d’endémisme proche de 99%. Madagascar figure par conséquent parmi les territoires les plus riches en palmiers dans le monde (Rakotoarinivo et al. 2013). La flore des palmiers de l’Ile est surtout dominée par le genre Dypsis dont les espèces sont toutes endémiques. Il en est de même des genres Beccariophoenix, Bismarckia, Lemurophoenix, Marojejya, Masoala, Tahina et Voanioala qui sont tous propres à l’Ile. Depuis 2008, une trentaine de nouvelles espèces ont été décrites (Rakotoarinivo & Dransfield 2013). Il est fort probable que de nombreuses espèces restent encore à découvrir dans les forêts peu ou non encore inventoriées de l’Ile.

  1. Les Orchidées

Des données complémentaires sur la flore des Orchidées de Madagascar ainsi qu’une clé de détermination des espèces viennent également d’être publiées par Bosser et Lecoufle en 2013. Au total, 1100 espèces d’orchidées sont inventoriées à Madagascar et 86% d’entre elles sont endémiques. Parmi elles, le genre Jumellea a fait l’objet d’une révision récente (Rakotoarivelo et al., 2013).

  1. Les plantes sauvages apparentées aux cultures

Cette catégorie de plantes n’a pas été mentionnée dans le 4ème rapport national. Un checklist des plantes sauvages malgaches apparentées aux plantes cultivées (ou CWR) a été réalisé par le biais d’enquêtes éco-géographiques à travers l’entièreté du pays, d’identification et de géo-référencement lors du projet GEF/UNEP de 2004 à 2011. Il a permis de relever l’existence de 120 espèces CWR. Cinq taxa prioritaires ont été retenus pour faire l’objet de plus d’études approfondies : Oryza, Musa/Ensete, Vanilla, Coffea et Dioscorea. Parmi les résultats de ces études, il ressort qu’il existe à Madagascar 8 espèces de Vanilla sauvages, une cinquantaine de Coffea appelé Mascorocoffea

caractérisée par l’absence de caféine et une quarantaine de Dioscorea sauvages dont la majorité est fortement exploitée pour la consommation humaine.

  1. Les espèces introduites et les espèces envahissantes

Les travaux de Kull et al. (2012) donnent un inventaire exhaustif des plantes introduites à Madagascar. Cet inventaire basé sur la consultation de bases de données, notamment celles de Madcat, d’articles publiés et d’observations de terrain, permet de dénombrer 546 espèces introduites naturalisées, 611 espèces introduites et naturalisées et 211 espèces au statut incertain. Les familles les mieux représentées parmi les plantes introduites sont les FABACEAE (224 espèces introduites confirmées), les MYRTACEAE (143), les POACEAE (71), les CACTACEAE (52), les ASTERACEAE (50) et les SOLANACEAE (33). Les introductions de plantes ont été réalisées de différentes manières à Madagascar. Pour les arbres, les espèces correspondent essentiellement à des essences de reboisement à vocation de production (ligneuse ou non ligneuse). Les genres les plus dominants dans cet aspect sont Eucalyptus et Pinus. De nombreuses espèces d’arbustes à vocation agroforestière et des espèces ornementales ont été également introduites dans le pays. Pour les espèces agricoles et fourragères, l’introduction de nouvelles variétés étrangères est courante.

Pami les espèces introduites, nombreuses sont envahissantes à cause de leur capacité élevée d’adaptation et de reproduction naturelle. Cependant, certaines espèces natives peuvent également avoir une propriété envahissante.

Les données relatives aux plantes envahissantes sont relativement peu importantes. Bingelli (2003) est la première référence contemporaine traitant des plantes envahissantes. Il cite un certain nombre d’espèces envahissantes : Aristida rufescens, Heteropogon contortus, Hyparrhenia rufa, Imperata cylindrica, Themeda quadrivalvis, Eichhornia crassipes, Opuntia monacantha, Clidemia hirta, Psidium cattleianum, Rubus moluccanus, Rubus rosifolius et Solanum auriculatum.

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